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  • daphnemarga

L'amour malmené

L'amour, ce mot si souvent employé et dont les contours semblent difficilement délimités.

L'amour c'est donner et recevoir; se donner à soi, donner aux autres et également accepter de recevoir, de soi et des autres. Comme déjà évoqué ici, l'amour commence en premier lieu en soi. Savoir s'aimer permet de mieux aimer son prochain et nous allons voir ici le rouage qui découle d'un manque d'amour de soi.


Chacun sera d'accord pour dire que l'amour c'est le partage, le respect, la considération, l'attention, l'aide... en somme, de belles valeurs.

De plus, quelle que soit la nature d'une relation, chacun des protagonistes a son rôle à jouer afin que la relation soit harmonieuse. Bien trop souvent, l'amour est bafoué, malmené, piétiné.

Une personne en mal d'amour d'elle-même tente de cicatriser cette blessures par l'extérieur, de deux façons possibles: en donnant beaucoup ou en demandant beaucoup.

Dans les deux cas, l'individu cherche l'amour qui lui manque dans le regard de l'autre, attendant en quelque sorte que l'autre la sauve de son mal d'amour. Si l'autre l'aime et le lui montre alors cela vient rassurer son estime mais c'est insuffisant, c'est un processus sans fin.

Chez de nombreux consultants, et par mes expériences, j'ai constaté que la réciprocité était rarement présente, l'un donnant beaucoup plus que l'autre.


Croire inconsciemment que l'amour ne se trouve qu'à l'extérieur de soi amène des relations déséquilibrées, que ce soit des relations amicales, amoureuses, familiales ou professionnelles.

Les croyances enfouies que l'amour se mérite ou que l'amour est un dû en sont à l'origine.

D'un côté, croire qu'en donnant beaucoup, qu'en "sauvant" l'autre on récoltera quelques miettes de reconnaissance implique fatalement des relations toxiques avec abus en tous genres.

De l'autre côté, croire que l'autre est à notre disposition, qu'il doit nous apporter toute son attention et son amour sans limites, sans le prendre en considération, sous-tend qu'on lui demande d'être notre béquille.

Il est essentiel de sortir du schéma sauveur/sauvé. Ces recherches du regard aimant de notre prochain sont la plupart du temps inconscientes mais bien inscrites en nous.

Par ailleurs, on a souvent entendu dire que dans un couple, l'un était toujours plus amoureux que l'autre et je pense que cette idée faussée vient de ce déséquilibre. L'un donne trop et l'autre ne donne pas assez, la relation se créant ainsi par nos manquements qui s'attirent.

L'autre est recherché pour colmater nos failles d'amour de nous, en vain. Or nous tenons le rôle principal dans nos vies et nous devrions nous apporter nous-même l'amour et la reconnaissance qu'on attend de l'extérieur.


Le protagoniste débordant d'amour pour son prochain épuise son énergie vers l'extérieur au lieu de s'en réserver une part en fixant ses limites. Celui qui en abuse le reçoit mais ne sait pas s'en servir à bon escient, un déverrouillage de son coeur autant pour lui-même que pour les autres est nécessaire.

Ces comportements dysharmonieux proviennent de mémoires de blessures passées qu'il convient de dépasser. Dans chacun des cas de figures, personne ne trouve finalement son compte et la souffrance enfouie est ainsi entretenue.

Les rencontres et les échanges sont le terrain de jeu privilégié afin de nous rendre compte de l'amour que nous nous portons. Il est essentiel d'intégrer que chacun de nous est un être humain à part entière, méritant de se donner tout son amour pour pouvoir aimer de la bonne manière.


Ainsi, pour prétendre vivre des relations harmonieuses, il convient d'amorcer en premier lieu une belle relation d'amour avec soi (cf l'article "l'amour de soi" ). L'autre est une personne avec qui nous devrions partager l'amour d'égal à égal, en étant simplement soi et sans attente "thérapeutique". Elle est un bonus à notre vie!


Daphné M.




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